Bienvenue sur . Glitch of magic ! si vous n'avez pas d'idées de personnage, nous avons créé un petit guide pour aider à la l'intégration de vos personnages inventés dans le contexte de Glitch. N'hésitez pas à réclamer des rp aléatoires !!! Nous manquons également de moldus, faîtes un tour du côtés des oubliés ♥ .

 

 I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 05/11/2016
Messages : 137
Points : 256
x âge : 31
x métier : Acteur
x statut : arsehole

MessageSujet: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Sam 5 Nov - 22:51

William était bourré, comme à peu près chaque samedi soir. Et bien qu'à chaque fois, il finissait par le regretter amèrement le lendemain matin, il n'avait pas vraiment l'air de se lasser de la routine habituelle de la fin de semaine. Pire, malgré son jeune âge, il faisait partie de ces gens qui ne savent pas s'arrêter de picoler et qui par une relation de cause à à effet tout à fait logique terminaient avec une énorme gueule de bois, le crâne vrillé par la douleur, et la boite de nurofen sur la table de nuit accompagnée d'un grand verre d'eau le lendemain matin. Mais bien évidemment, malgré le caractère un peu trop répétitif de ces douleurs du dimanche, son alter égo alcoolisé se fichait pas mal des signes avant coureurs et multipliait les mélanges dans la joie et la bonne humeur, et sous le regard trop bienveillant des barmans qui le poussaient sadiquement à la consommation excessive. Et si on lui proposait de fumer autre chose que des cigarettes, il ne disait pas non non plus. D'ailleurs Will n'était pas de ceux qui savent dire non de manière générale. Cette petite faiblesse de caractère l'avait d'ailleurs mis dans des situations assez cocasses et variées, même si pas toujours très drôles de son point de vue à lui. Pour ne rien arranger, avec sa discrétion naturelle d'acteur à midinettes, il se retrouvait souvent en couverture du Sun dans des positions toujours compromettantes et capturées avec talent par quelques photographes peu scrupuleux. La moitié de Londres était donc au courant de ses petites escapades du week end, mais il était un peu tard pour le walk of shame.

Cette nuit là, alors qu'il sortait d'un bar karaoké qui avait presque fini par le jeter dehors à force, il fut confronté à une vision assez étrange, il devait l'admettre. Un esprit rationnel (et sobre), aurait cyniquement commenté la situation en rappelant qu'avec ce qu'il avait ingéré, faire confiance à  sa vue avait quelque chose d'assez risible en somme, mais William ne pouvait pas vraiment avoir cette conscience de lui même à ce moment précis, et surtout pas un samedi soir à quatre heures du matin. Alors oui, William en était certain, un mec venait carrément d’apparaître devant ses yeux. Et lorsqu'il pensait apparaître, c'était au sens propre du terme et pas au figuré. Et dans un réflexe à la fois humain, et un peu con, il cligna des yeux. Comme il fallait s'y attendre, le type ne bougea pas d'un iota. Toujours là. Bien désinhibé pour le coup, il se permit tout de même un petit commentaire. Parce que quand même, ce type traverse les murs et tout le monde trouve ça normal. Pas William. « J'avais jamais vu un fantôme avant. Faudra que tu m'expliques comment tu traverses les murs, mec, ça m'intrigue. » William s'approcha un peu et se risqua à poser la main sur l'épaule du jeune homme, comme pour vérifier qu'il avait une constitution d'humanoïde, tout au moins. Il fut un peu déçu de tripoter un corps tout à fait normal. « Mon frangin aussi il fait des tours de magie, mais il traverse pas les murs. Tout ça c'est... supeeer bizarre. J'aime bien ta chemise by the way, Casper. » Parler à des inconnu, le genre de truc que le William sobre évitait au maximum pour des raisons franchement pratiques. Il se souvenait avoir donné son numéro à trois fans qui l'avaient harcelé nuit et jour jusqu'à ce qu'il soit contraint de changer de numéro, juste parce qu'il avait forcé sur la tequila pour célébrer la fin d'un tournage. Depuis, il a toujours un peu de mal avec la tequila et tout ce qui est bouffe mexicaine.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 01/11/2016
Messages : 50
Points : 85
x âge : Vingt cinq ans
x métier : Serveur dans un bar-cabaret de Soho.
x statut : Célibataire

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Sam 12 Nov - 15:02

Evan n’avait jamais été du genre à trainer dans les bars sorciers, encore moins depuis qu’il travaillait dans un bar lui-même mais, ce soir, c’était l’anniversaire de sa sœur, et elle l’aurait très certainement éviscéré s’il avait osé décliné l’invitation. Il y était donc all é, plutôt mauvais gré que bon, avait souri aux amis de sa sœur ainée, même quand ils le regardaient d’un air bizarre parce qu’il faisait flamber ses cocktails avec un briquet et non pas avec une baguette. Harper avait brillamment détourné les soupçons en se donnant en spectacle, comme toujours, mais ça n’avait pas suffi à l’aider à se sentir très à l’aise. Il était donc demeuré là, comme un idiot, à siroter son verre sur le canapé jusqu’à ce que l’heure semblât convenir pour s’éclipser sans être taxé de lâcheur. Tellement pressé de fuir ce monde auquel il n’appartenait pas, il n’avait pas prêté attention aux règles les plus élémentaires concernant le Secret. Il fallait reconnaitre, à sa décharge, qu’il n’avait pas vraiment l’habitude… Aussi, quand un type, juste en face, le voit franchir la porte du bar en traversant un mur de briques, le dévisageant comme s’il avait vu un fantôme, ce qu’on ne pouvait pas lui reprocher, il se maudit intérieurement. Shit. Il reste figé sur place, ne sachant pas quoi faire, espérant secrètement que l’autre allait l’oublier s’il ne bougeait ou mieux, qu’il allait faire demi-tour en s’imaginant avoir eu une hallucination. Pourtant, comme souvent, Evan n’était pas très béni des dieux et la chance l’ayant définitivement abandonné, l’homme s’approche et lui adresse même la parole.  « J'avais jamais vu un fantôme avant. Faudra que tu m'expliques comment tu traverses les murs, mec, ça m'intrigue. » Il rosit brusquement, terriblement embarrassé, même s’il se détend légèrement en constatant, à ses intonations lentes et hésitantes, qu’il a dû forcer un peu sur la boisson. Ce serait toujours plus facile à gérer et à appréhender que s’il avait été en pleine possession de ses moyens et certains de ce qu’il avait vu. Avec un peu de chance, il pourrait sans doute le persuader que tout cela n’avait été qu’un mauvais tour joué par son esprit un brin aviné. Il ne peut empêcher le léger mouvement de recul qui le prend lorsque que l’inconnu lui touche l’épaule, comme pour s’assurer qu’il était bien fait de chair et de sang et il ne peut retenir un léger sourire en coin quand il croit lire une expression déçue sur son visage. Quoi ? Il aurait préféré un vrai fantôme ? Les Moldus étaient parfois étranges… « Mon frangin aussi il fait des tours de magie, mais il traverse pas les murs. Tout ça c'est... supeeer bizarre. J'aime bien ta chemise by the way, Casper. » Les prunelles grises d’Evan se portent sur sa chemise et il se fend d’un « merci » à peine audible ; il fallait dire qu’il n’avait pas l’habitude des compliments, les plus anodins soient-ils, alors ça le laissait toujours un peu surpris et mal à l’aise. Il lisse d’ailleurs nerveusement le tissu du bout de ses doigts avant de se rappeler brusquement le sujet principal de leur conversation et il se sent obligé de se justifier avec un peu trop de véhémence. « Qu’est-ce que tu racontes ? Je ne traverse pas les murs et je ne fais pas de magie, je peux te le promettre ! » Sur ce dernier point, au moins, ce n’était pas un mensonge. Il était même incapable de faire le moindre tour de passe-passe que les Moldus appelaient « magie », c’était dire la vaste étendue de ses talents… Il passe une main nerveuse dans ses cheveux blonds, conscient qu’il est bien capable de faire pire que mieux, avant de jouer sur la facilité. « Je veux pas paraitre désagréable mais… t’as l’haleine d’un type qui a beaucoup bu et moi… » Il se racle la gorge, cherchant une excuse valable au fait de sortir seul d’une ruelle miteuse et, soudainement, il a l’illumination. « …moi j’étais juste allé soulager ma vessie dans ce coin, là-bas. Crois-moi, j’adorerais savoir franchir les murs… but I don’t… » Voilà, c’était bien, ça. Maintenant, il pouvait sans doute le saluer et rentrer chez lui, non ? C’était ce que faisaient les inconnus qui se croisaient dans la rue, pas vrai ? Mais quelque chose le retient, sans doute parce que l’autre semble être ivre et que le laisser seul dans ce quartier l’amènerait sans doute à se faire détrousser, ou pire… Il semble hésiter un bref instant avant de soupirer, conscient que sa bonté le perdrait… « Je m’appelle Evan, d’ailleurs, pas Casper… » laisse-t-il échapper dans un sourire. « …et tu ne devrais pas trainer dans ce quartier dans cet état. Ça craint un peu ici, le soir… » Bon, il n’allait pas pousser la sympathie jusqu’à proposer de le raccompagner non plus mais bon, au moins, il l’aurait prévenu…

_________________
underco
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 05/11/2016
Messages : 137
Points : 256
x âge : 31
x métier : Acteur
x statut : arsehole

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Sam 12 Nov - 19:51

La réaction de ce type était bizarre. Et ça même pour une version alcoolisée de William. Il avait l'air de se défendre de faire des tours de magie comme si le brun avait annoncé une chasse au sorcières. Non le truc de William c'était même pas les sorcières pour être tout à fait honnête, mais les fantômes. En gros fan de Ghosbusters, il leur mettait sur le dos, la moindre activité paranormale londonienne. La déception avait donc été immense lorsqu'il s'était rendu compte que le jeune homme était bel et bien fait de chair d'os, le tout en essayant de lui passer à travers (sans sous entendu pervers, bien entendu.). Will afficha donc un regard suspicieux et croisa les bras. Tout était d'ailleurs assez théâtral, suffisamment pour faire rire un passant sobre qui les avait taxé de weirdos avant de s'engouffrer dans un taxi en tout cas. [i]Arsehole[ /i] Il se demandait toujours pourquoi il jouait les Inspecteurs Gadget du dimanche lorsqu'il avait bu. Enfin, la réflexion venait un peu sur le tard le lendemain d'ailleurs. Jusque là, il n'avait pas trouvé de réponses qui vaille le coup. Les gens faisaient décidément des trucs vraiment louches quand ils buvaient. C'était la base de toute théorie visant à expliquer le fonctionnement de l'humanité. Et des choses à dire sur l'humanité, drunk!william en avait des tas à raconter. Passé trois heures du matin, il devenait même selon ses propres dires un très grand philosophe. Un type comme Nietzsche aurait contredit trouvé ça hautement scandaleux, mais William maîtrisait quand même objectivement l'art des conversation existentielles qui se poursuivent jusqu'au petit matin. Si il l'avait connu, Jean Claude Van Damme aurait pu être un pote.  

Mais ce soir là, ce n'était pas Jean Claude qui lui faisait face, mais le type à la belle chemise. Il n'aurait su dire pourquoi, mais cette chemise était vraiment cool. Pas forcément le genre de chemise que William mettrait lui même, mais une chemise top quoi... Vraiment top. Pour une chemise. Will cligna des yeux. Son esprit partait dans tous les sens. Et comme c'était le cas pour tous les gens qui boivent un peu trop, il se focalisait sur à peu près tout et n'importe quoi, et surtout sans fil logique conducteur, ce qui le rendait difficile à suivre. Il répondait de façon franchement limite aussi, mais ça, peut être que l'alcool n'y était pour rien. « Ouais ouais ouais, t'inquiètes pas. Je le dirai pas à Harry Potter. Dieu sait ce qu'il pourrait te faire avec sa grosse baguette. » Will ne connaissait absolument pas Harry Potter l'individu , seulement le personnage en pleine crise de la trentaine. Il avait juste vu cette pièce de théâtre pour laquelle il avait eu des places offertes par son agent. Sur le coup il avait d'ailleurs trouvé ça dégueulasse pour tout ces gens qui avaient dû réserver leurs tickets un an à l'avance, mais il avait fini par se faire à l'idée en trouvant que tout ces changements de décors et effets sonores, valaient franchement de dégoûter quelques étudiants accro à tumblr. Alors il éclata de rire. « Rooh ça va, j'ai des chewing-gums, airways, mâchez respirez, t'en veux un ? » Casper lui avait quand même dit qu'il puait de la gueule, et c'était pas très cool, même si à ce stade, il n'avait pas en sa possession les capacités mentales pour être ne serait-ce qu'un poil rancunier. « Moi c'est Will, enchanté Evan, Casper c'est le fantôme, tu connais pas ? » Tout le monde connaissait Casper. Casper ne pouvait pas, ne pas connaître Casper. Wouldn't make sense. At all. Il lui annonça d'ailleurs que le quartier était pas franchement sûr le soir et Will hocha la tête. « C'est, le centre, pas Tottenham, ça va. Si t'as peur pour moi, t'as qu'à me raccompagner et venir boire un verre. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 01/11/2016
Messages : 50
Points : 85
x âge : Vingt cinq ans
x métier : Serveur dans un bar-cabaret de Soho.
x statut : Célibataire

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Sam 12 Nov - 22:56

Pourquoi est-ce qu’il était encore là, déjà ? Il aurait mieux fait de se barrer vite fait bien fait avant que, comme souvent, toute cette merde ne lui retombe sur le coin de la gueule… « Ouais ouais ouais, t'inquiètes pas. Je le dirai pas à Harry Potter. Dieu sait ce qu'il pourrait te faire avec sa grosse baguette. » Wait, what ? Il pique carrément un fard, priant pour que l’autre ne le remarque pas. Il avait presque fini par oublier cette stupide pièce de théâtre écrite à propos de ce non moins stupide Harry Potter et ses marmots. Qui avait bien pu oser briser le secret de leur monde, juste pour publier une connerie pareille, hein ? Il passe une main nerveuse dans ses boucles blondes, essayant de se redonner un semblant de contenance, essayant surtout de ne pas relever le sous-entendu sexuel qu’il a cru capter. Il s’éclaircit la voix, un brin embarrassé. « Rooh ça va, j'ai des chewing-gums, airways, mâchez respirez, t'en veux un ? » Il papillonne des paupières, pas certain de tout comprendre et tente un semblant de début de réponse qui ne mène pas à grand-chose. « Euh non, je… » Pour autant, l’inconnu ne lui laisse pas vraiment le temps de s’exprimer, comme il poursuit déjà, accroché à un fil invisible et illogique. En tous cas, ça parait illogique au jeune serveur. « Moi c'est Will, enchanté Evan, Casper c'est le fantôme, tu connais pas ? » Okay, là ça devenait vraiment confus. Après tout, il ne vivait pas du côté moldu depuis suffisamment longtemps pour avoir rattrapé tout ce qui pouvait être culte pour les gens de sa génération, même s’il avait intégré la plupart de ce qu’il y avait à savoir. Il croit tout de même bon de lui préciser qu’il ferait mieux de ne pas trop trainer seul dans le coin, pas dans son état, en toute sympathie. « C'est, le centre, pas Tottenham, ça va. Si t'as peur pour moi, t'as qu'à me raccompagner et venir boire un verre. » Sorry, what did you say ? Il leur regarde avec surprise, un brin interloqué par cette proposition si soudaine. Il ne savait pas vraiment comment il devait le prendre… Est-ce que c’était écrit gay refoulé sur son front ou bien est-ce qu’il interprétait mal une invitation tout à fait innocente ? Il écarte légèrement le col de sa chemise, il faut dire qu’il a un peu chaud tout à coup, s’apprêtant à décliner poliment l’invitation. Après tout, il ne pouvait pas décemment suivre un type, aussi charmant soit-il, qu’il venait à peine de rencontrer, pas vrai ? On en savait rien, c’était peut-être un psychopathe déguisé en parfait gentleman qui sortirait un couteau de boucher pour l’égorger dès qu’il en aurait l’occasion. Non, merci, il n’était pas disposé à prendre le… C’est à peu près à ce moment précis que le dit Will esquisse un mouvement pour passer une main dans ses cheveux, dévoilant une montre hors de prix à son poignet. Evan avait suffisamment d’expérience dans ses courtes activités extra-scolaires de pickpocket afin d’arrondir ses fins de mois pour reconnaitre un objet de valeur quand il en voyait un. Une lueur de convoitise pure s’allume dans ses prunelles claires et il mordille sa lèvre inférieure, hésitant. « Well, je ne sais pas si je… » commence-t-il, encore un peu mal assuré, mais la simple pensée de son loyer en retard de déjà plus d’une semaine achève bien vite de le décider. « …okay, va pour un verre. » Il se fend d’un sourire radieux, un peu trop radieux pour être honnête d’ailleurs, mais qui lui allait terriblement bien, l’air de rien, tandis qu’il l’observe pianoter sur son téléphone, dernier cri lui aussi, pour commander un Uber. Il enfonce ses mains dans ses poches, cherchant à dissimuler sa nervosité parce que, malgré tout, il y avait une énorme différence entre faire discrètement les poches aux piliers de comptoir du bar dans lequel il bossait et voler un type qui, même ivre, semblait conserver assez de lucidité pour le prendre sur le fait. Well, au pire, il se contenterait d’un after sympathique chez ce gars sorti de nulle part et repartirait les poches aussi vides que lorsqu’il était arrivé. « Votre carrosse, monsieur. » plaisante-t-il en voyant la voiture arriver, dans laquelle ils s’engouffrent tous deux en silence. Si Evan demeure silencieux, il ne peut s’empêcher de jeter des coups d’œil à la dérobée à son compagnon du soir, détournant brusquement le regard quand il croisait celui de Will. Ce n’est qu’après être rentré dans son appartement qu’il se permit enfin de rouvrir la bouche, clairement impressionné par l’endroit. Dire que son vestibule faisait toute la taille de son propre logement n’était pas un euphémisme, loin de là…« Wow… Joli appartement… » Ses prunelles, elles, vagabondent déjà à droite et à gauche, analysant les lieux sous le couvert de l’admiration non dissimulée. Ses doigts glissent sur un meuble en bois précieux et il reporte son attention sur le jeune homme, n’osant pas lui demander ce qu’il faisait dans la vie, de crainte de paraitre trop intéressé. « Et donc… ce verre ? » interroge-t-il dans un sourire doux, déboutonnant inconsciemment le premier bouton de sa chemise.

_________________
underco
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 05/11/2016
Messages : 137
Points : 256
x âge : 31
x métier : Acteur
x statut : arsehole

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Sam 12 Nov - 23:42

William avait l'habitude. De rentrer tard chez lui et d'être bourré. Alors évidemment, pianotant sur son téléphone d'une main experte, il avait commandé un taxi sans le moindre problème malgré sa vision trouble et sa démarche hasardeuse. Il avait opté pour quelque chose de discret, mais de confortable. Uber. C'était la solution la plus discrète et ils avaient des bonbons et des bouteilles d'eau, la base, le kit de survie anti déshydratation. Avec son estomac fragile, William savait qu'entre lui et le métro c'était pas la grande histoire d'amour. Encore moins lorsqu'il avait bu, ou après un restaurant mexicain d'ailleurs, son estomac jouait les petites natures avec tout ce qui était très épicé et Mexicain. La tequila était d'ailleurs rarement à exclure dans l'équation douloureuse. Pour ne rien arranger ils étaient à Camden dans le nord de Londres, et prendre la Northern pour aller dans le sens opposé, c'était juste un coup a désouler avant d'arriver tout en ayant tapissé le sol du wagon au préalable. Léger détail qui amenait à des situations gênantes assez naturellement, quand on décidait de ramener un type chez soi. La nuit la circulation était cependant bien moins dense, ce qui les déposerait chez l'acteur en finalement très peu de temps. Le blond semblait perdu cela dit, détail que William aurait pu remarquer s'il n'avait pas été trop éparpillé dans ses longues tergiversations sur la chemise au style très gay, mais toujours très mignonne du dénommé Evan.

En presque une demi heure seulement, ils étaient à Clapham. Et si William ne faisait plus attention à son environnement, il ne pouvait pas nier que le bel appartement dont il avait fait l'acquisition attirait l’œil directement. Le mobilier était neuf, et peut être que le tout manquait un peu de personnalité au final, mais William n'avait pas cherché à apporter de l'âme à l'endroit. Il aurait pu s'agir d'une suite dans un hôtel de luxe, que l'on aurait pas forcément vu la différence entre les murs blancs et le sol ciré qui assuraient le revêtement de son appartement trop cher. Tout était moderne, immaculé et entretenu par une femme de ménage qui venait deux fois par semaine, rangeant tout son bordel sans rechigner pour un très bon salaire aussi. Il n'y avait pas de photos, pas d'objets dépareillés, seulement quelques biblot à la valeur plus financière que sentimentale. Il avait voulu le meilleur et le plus cher, un réflexe de nouveau riche, d'ancien pauvre. Si on avait voulu rechercher les souvenirs de sa vie d'avant dans son appartement, on se serait tout de suite heurté au superficiel. William ne regrettait rien de sa vie d'avant, en dehors de son frère, ce qui expliquait la seule présence d'une photo des deux enfants à dix ans, au coin d'une étagère du salon.

« Merci, beaucoup mieux que l'ancien si tu veux mon avis. » Il lui adressa un sourire et s'approcha de son bar pour tirer une bouteille de whiskey irlandais. Il servit deux verres avec une nonchalance caractéristique, avant de s'approcher de son invité dont il remarqua la chemise entre ouverte. Les boys band des années quatre vingt dix étant passés de mode, son esprit vif bien qu'embué, ne put s'empêcher d'y voir là une invitation à regarder et à se faire aussi quelques idées sur les intentions du jeune homme. Et parce qu'il s'agissait de William Fitzgerald, il n'avait pas non plus pu s'empêcher de commenter après lui avoir déposé le verre dans la main. « Tu peux l'enlever complètement si il fait trop chez moi. Je comprendrais parfaitement. » Un sourire s'esquissa au coin de ses lèvres creusant une fossette sur sa joue. « Cheers! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 01/11/2016
Messages : 50
Points : 85
x âge : Vingt cinq ans
x métier : Serveur dans un bar-cabaret de Soho.
x statut : Célibataire

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Dim 13 Nov - 0:38

Il ne pouvait nier que tout cela avait attisé son intérêt, sa curiosité et sa convoitise, mais il avait au moins hérité du talent pour la dissimulation de son père alors son sourire se fait un peu plus doux, un peu plus innocent, n’y laissant rien paraitre. « Merci, beaucoup mieux que l'ancien si tu veux mon avis. » S’il le disait, Evan voulait bien le croire. Il l’observe alors qu’il leur sert deux verres de whiskey et il ne peut s’empêcher d’admirer sa résistance à l’alcool, constatant mentalement que son plan A, à savoir le faire picoler jusqu’à ce qu’il tombe raide afin qu’il puisse se servir dans son appartement, allait s’avérer plus compliqué que prévu. Il passe une main rapide, remettant ses cheveux blonds en place avant de se saisir du verre qu’il lui tend, ses doigts se refermant dessus sans le porter à ses lèvres pour autant. Il ne manquerait plus qu’il finisse plus saoul que sa victime et il aurait l’air du dernier des abrutis… « Tu peux l'enlever complètement si il fait trop chez moi. Je comprendrais parfaitement. » Hein ? Il met quelques longues secondes à comprendre de quoi il parle avant de suivre son regard sur sa chemise entrouverte et il porte sa main à son col, lâchant un léger rire gêné. « Je ne suis pas… » Pas quoi ? Gay ? Oh oui, il aurait pu vouloir s’en défendre, comme il le faisait systématiquement quand le sujet arrivait sur le tapis mais, après tout, à quoi bon débattre ? Will n’avait certainement aucun doute à ce propos et, de toute façon, il aurait sans doute tout oublié demain matin alors quels étaient les risques ? « Cheers ! » Il lève son verre à son tour mais il n’en boit qu’une infime gorgée avant de le reposer sur la console la plus proche, pas désireux de finir complètement ivre à son tour. Il fallait qu’il conserve un minimum les idées claires, s’il voulait pouvoir mener tout ça à bien, au final. « Je vais la garder encore un peu, je pense ne pas avoir assez bu pour ça. » Et vu ce qu’il avait fait de son verre, ça n’était pas près d’arriver. « Mais puisque, vraisemblablement, tu as de l’avance en terme d’ivresse, tu devrais peut-être commencer. » Il se fend d’un sourire un brin mutin, le genre de sourire qu’il avait emprunté à son père et qui ne lui était pas du tout naturel, mais qui avait tendance à fonctionner quand il demandait un jour de repos à son patron alors… Why not ? Il le regarde avec insistance, comme s’il n’attendait que ça qu’il s’exécute et, récupérant son verre, il profite d’un moment d’inattention de Will pour en vider le contenu dans le pot d’une plante verte. « One more ? » interroge-t-il, lui tendant déjà le sien, comme s’il l’avait vidé d’une traite, l’invitant par la même occasion à finir le sien. A mesure que son compagnon s’enfonce un peu plus dans l’ivresse, Evan prend davantage de confiance, se perchant sur le rebord de la fenêtre, son deuxième verre à la main. « Tu fais ça souvent ? I mean… Inviter des types au hasard chez toi ? » Il a un sourire en coin, amusé. « A moins que tu espères que je te refasse le coup du fantôme qui passe à travers les murs en représentation privée ? » Il remue la tête de gauche à droite, amusé, faisant semblant d’avaler une longue rasade de whiskey quand, en réalité, le contenu de son verre n’avait pas baissé d’une goutte. « Tu me fais visiter ? » De plus en plus à l’aise, de plus en plus confiant et, s’il l’on aurait pu mettre ça sur le compte de l’alcool ingéré, en réalité, c’était celui avalé par Will qui provoquait cet état-là, chez lui. Plus l’autre avait le regard embrumé et plus le sien se faisait vif et attentif au moindre objet de valeur et, autant dire que dans cette simple pièce, il y en avait déjà beaucoup. D’où le désir d’effectuer une visite plus approfondie des lieux afin de poursuivre son inventaire ; il n’aurait jamais cru que le sac sans fond offert par sa sœur puisse un jour lui servir de façon aussi parfaite…

_________________
underco
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 05/11/2016
Messages : 137
Points : 256
x âge : 31
x métier : Acteur
x statut : arsehole

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Dim 13 Nov - 13:14

William haussa les épaules. Il voulait garder sa chemise, il n'allait pas la lui retirer de force, l'irlandais savait se tenir. Il ne pensait pas non plus avoir eu des hallucinations en constatant qu'il l'avait déboutonnée quelque peu depuis qu'il l'avait rencontré à la sortie d'un bar à traverser les murs. Enfin, William allait mettre ça sur le compte du vent. Il avait vraiment bon dos ce vent d'automne. Il avala lui même une gorgée de whiskey et se sentit pousser des ailes, comme à peu près chaque fois qu'il mettait le nez dans la potion magique. Pour quelqu'un qui ne pouvait pas manger un chili con carné sans gerber, il avait tout de même une étonnante constitution lorsqu'il s'agissait du Whiskey. Ces irlandais étaient terribles. Le lendemain serait pasta box et mauvaise télévision, clairement. Mais en attendant, il s'était laissé tomber sans grande élégance sur l'énorme canapé qui trônait devant l'énorme boite à troubadour qui captiverait son attention entière dès le lendemain. Monsieur, je-ne-voudrais-pas-enlever-ma-chemise-mais-je-la-déboutonne-quand-même, avec son air de ne pas y toucher, ne s'était pas gêné pour lui faire des sous entendus très sexuels et le taquiner un peu. William n'avait rien du tout contre cette pratique très répandue depuis des siècles. C'était un sport qu'il pratiquait avec plaisir. Taquineries, sous entendus, et surtout ce qui venait assez logiquement ensuite, la partie de jambe en l'air digne de ce nom. Il était partant pour tout. William était un type très ouvert. Il aurait pu être un petit con conservateur, son éducation allait dans ce sens. Ses parents se fichaient pas mal de l'évolution des mœurs, et des progrès sociaux, mais esprit de contradiction + contacts répétés avec les autres membres de sa génération avaient fait de lui tout l'inverse de ce que ces géniteurs auraient espéré de lui. Ca et Orange is the New Black. Les séries Netflix lui avait fait clairement douter du principe d'hétéro normativité. Alors il avait essayé, et non seulement il avait trouvé du boulot plus facilement, mais en plus c'était loin d'être désagréable. Les deux se valaient, comme la tarte au citron et le flan pâtissier. Pourquoi forcément choisir ?

Haussant les épaules, William, qui n'avait aucune pudeur whatsoever, enleva donc sa chemise qu'il jeta un peu plus loin sur le canapé, dévoilant un corps qui faisait indéniablement partie de ceux qui n'avaient pas franchement besoin de doublures pour jouer les scènes de cul. Amusé, il répondit à sa question somme toute très censée à bien y réfléchir. « C'est pas vraiment du hasard non plus. T'es quand même franchement canon. J'aurais pas invité le chauffeur de taxi par exemple. Pas mon style du tout celui là. » Il lâcha un rire et avala une autre gorgée de Whiskey qui l'éloigna encore un peu plus de la perspective d'éviter le mal de crâne du lendemain. A sa réplique, il répondit d'ailleurs toujours aussi amusé, l’espièglerie dans le regard. « Oh tu passes à travers ce que tu veux ici, aucun problème. » Il lui adressa un clin d’œil et se leva, titubant légèrement pour entamer la visite guidée des lieux. Il n'avait aucune idée de l’intérêt que ça pouvait avoir, mais il s'y plia sans rechigner. A la fin de la visite, il étaient dans sa chambre. William se laissa tomber sur le lit et posa son verre sur la table de nuit. Un nouveau sourire éclaira son visage. « Alors, tu l'achètes ? » Il haussa un sourcil, toujours dans la taquinerie extrême. William, n'avait pas joué les agents immobilier pour n'obtenir aucun rémunération en échange. Il n'était pas la version irlandaise et sexy de Stéphane Plazza.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 01/11/2016
Messages : 50
Points : 85
x âge : Vingt cinq ans
x métier : Serveur dans un bar-cabaret de Soho.
x statut : Célibataire

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Dim 13 Nov - 22:08

Si son rythme cardiaque s’était considérablement accéléré en le voyant se départir de sa chemise, il n’en avait rien laissé paraitre et c’était loin d’être chose aisée. Son regard balaye rapidement le torse impeccable de Will et il détourne le regard, sentant le feu lui monter aux joues. Un peu de retenue, voyons, s’enjoint-il à lui-même, respirant profondément. Il ne peut retenir un léger sourire à l’entente de sa remarque sur son propre physique. C’était… flatteur, il ne pouvait décemment pas manquer de le reconnaitre et, si ça le mettait un brin mal à l’aide, il ne pouvait pas non plus nier que c’était aussi très agréable, au final. Un embarras un brin naïf qui atteint quasiment son paroxysme quand le brun se fend d’une réplique hautement suggestive. « Oh tu passes à travers ce que tu veux ici, aucun problème. » Le clin d’œil qui va avec achève de rendre son visage cramoisi ; fort heureusement, il aura toujours la possibilité de mettre ça sur le compte de l’alcool, si le besoin s’en fait sentir. Avec un sourire malicieux, il lui quémande une visite, ce à quoi son hôte se plie volontiers tandis que lui le suit de près, son verre de whiskey à la main. Il se sent obligé de le vider petit à petit, au fur et à mesure que la visite se prolonge, le destin voulant qu’il n’y ait aucun autre moyen de se débarrasser du contenu sans avoir l’air soupçonneux sur le parcours. Le goût âcre lui brûle la langue, réchauffant sa gorge et s’il a soudainement chaud, il ne sait plus sur le dos de quoi il faut le mettre. Ses prunelles attentives ne faillissent toutefois pas à son but premier, qui est de repérer un maximum d’objets escamotables, même si, parfois, bien malgré elles, elles ont tendance à glisser sur la peau nue de son guide. La visite se termine dans la chambre du propriétaire et il a bien du mal à retenir le sourire en coin qui menace de venir ourler ses lèvres en le voyant se laisser tomber sur le lit. « Alors, tu l'achètes ? » Le blond laisse échapper un rire cristallin comme il pose son verre vide à côté de celui de Will. « On parle toujours de l’appartement ? » interroge-t-il dans un sourire presque aussi amusé que le sien. Il fallait reconnaitre que le plan n’était pas celui-là, au départ, mais sa proie du jour semblait mieux tenir l’alcool que n’importe lequel des piliers du bar dans lequel il officiait et, lui, il n’avait pas vraiment la possibilité de suivre son rythme. Il tomberait probablement raide mort au deuxième ou troisième verre. Peut-être que la solution était ailleurs, au final… ? Avec un sourire enjôleur, il attrape le verre encore plein de Will pour le vider d’une traite. Quoiqu’il puisse en dire, quoiqu’il puisse prétendre ou quoiqu’il tente de laisser paraitre, ce n’était pas une chose avec laquelle il était encore tout à fait à l’aise. Être un inverti… Le whiskey a au moins le mérite de lui brouiller suffisamment les idées, d’effacer un peu sa sacro-sainte consciente… Il repose le verre sur la table de chevet, le regard trouble et les doigts un peu tremblants, son pouce passant sur sa lèvre inférieure pour retirer une goutte du liquide ambré. « Tu fais quoi déjà dans la vie, Will ? » interroge-t-il, les prunelles un peu vitreuses et le sourire un peu niais. La question n’est pas innocente ; si le jeune homme semblait être plein aux as, il n’aurait pas voulu apprendre, trop tard, qu’il faisait partie d’une mafia quelconque et qu’il lui arracherait les yeux à leur prochaine potentielle rencontre. « Je ne me rappelle plus… » Et, oui, il sait bien que Will n’a pas déjà répondu à cette question, ce n’était qu’un subterfuge comme un autre pour l’inciter à parler. Et, des fois que ce ne soit pas assez, il entreprend de déboutonner lentement sa chemise pour s’en défaire à son tour. Si ces gestes sont rendus un peu brouillons par l’alcool avalé, il finit tout de même par se débarrasser du vêtement, le laissant tomber à ses pieds, avant de s’asseoir sur le lit, à une distance un peu trop raisonnable. Il n’y avait bien que lui pour faire preuve d’autant de retenue dans un moment pareil, il fallait vraiment être con. Ou puceau. Et il n’était aucun des deux, ce qui rendait la chose plus improbable encore… Ses doigts caressent nerveusement le drap impeccable et, mordant l’intérieur de sa joue, il reporte son attention sur Will, se perdant dans ses prunelles bleues un instant. Stop thinking… lui ordonne une voix dans sa tête et, pour une fois, s’y abandonnant, ses doigts attrapent le menton de Will pour l’attirer à lui et déposer ses lèvres sur les siennes. Un peu trop chaste, un peu trop sage aussi, sans doute…

_________________
underco
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 05/11/2016
Messages : 137
Points : 256
x âge : 31
x métier : Acteur
x statut : arsehole

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Sam 19 Nov - 19:18

William se joignit à son rire, peu conscient de susciter un brin de malaise chez son inventé du soir. L'alcool aidant, il se sentait bien, et il ne remarquait pas le feu qui montait aux joues d'Evan tandis qu'il l'allumait sans la moindre mesure. De sa position allongée sur le lit, il le regardait avec malice et envie. Beaucoup diraient qu'après autant de verres on ne ferait pas vraiment la différence entre un type canon et le genre qu'on ne ramènerait surtout pas chez soi, mais William savait reconnaître qu'il avait du goût dans ce genre de situation. Ce garçon était loin de ressembler à Boris Johnson, ou tout autre mec pas franchement tip top niveau physique. On était pas forcément obligé de se limiter aux hommes politiques conservateurs bedonnant d'ailleurs, juste un exemple comme un autre et il y avait des tas d'exemples. Au contraire, ledit Evan avait tout pour lui et même sa timidité un peu étrange vu son étonnante facilité à taquiner et flirter en même temps, ajoutait à son charme. William ne pouvait cependant s'offrir le luxe d'y réfléchir plus que ça. A côté de lui, sur la table de nuit, trônait toujours un verre de Whisky à moitié vide qui représentait très certainement l'incarnation même de ce qu'on appelait le verre de trop. Alors il haussa un sourcil, toujours dans le flirt et la séduction avec ses métaphores immobilières bizarres, mais très à propos pour le coup. « On parle de ce que tu veux, c'est toi qui voit. » William répondit en lui adressant un clin d’œil sans quitter sa place de choix allongé sur le lit confortable de cet appartement qui lui a coûté une bonne partie de ses économies. Il sourit, radieux et très amusé surtout. « Acteur, peut être que tu me croiseras en ville sur des panneaux publicitaires. Alors tu te souviendras de moi et de notre super soirée. » Super soirée, ça restait à prouver, mais ça commençait bien. William n'était pas toujours très vif, mais lorsqu'il s'agissait de signaux sexuels, généralement il avait de bonnes capacités d'analyse pour faire dans l'euphémisme.

Evan de son côté, se saisit de son verre et en avala le contenu dans une démarche un peu téméraire dans l'idée. William se dit qu'il essayait simplement de se mettre à l'aise, ce qui n'était pas une mauvaise chose à faire lorsqu'on aguichait William Fitzgerald d'ailleurs, parce qu'il allait toujours s'imaginer le reste sans vraiment de problème. Il reconnaissait qu'il avait déjà fait le plus gros de sa démonstration de témérité (ou d'inconscience) en se rendant chez un parfait inconnu. Maintenant qu'il était dans sa chambre, tout pouvait se produire, vraiment, surtout après qu'il ait enfin commencé à déboutonner sa chemise lui aussi. William le regarda faire avec intérêt certain, même prêt à l'aider si l'un des boutons faisaient l'affront de poser la moindre résistance à son geste méticuleux. Puis le jeune homme déposa ses lèvres sur les siennes, témoignant d'une attirance mutuelle, qui pour le coup n'était donc en aucun cas une fabulation de William. Satisfait de la façon dont tournait les choses, William l'attira à lui pour provoquer un contact agréable entre son corps et le sien. Glissant ses mains sur sa peau, il lui rendit son baiser avec un peu plus de fougue. William n'était pas un garçon délicat, et il prenait bien souvent un petit geste pour un grand geste. Un simple baiser d'Evan avait suffit à lui donner des ailes et faire naviguer ses mains sur des point toujours plus stratégiques, comme par exemple, le bouton de son jean qui attirait désormais son attention à la place de la belle chemise qui trônait maintenant sur le sol.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 01/11/2016
Messages : 50
Points : 85
x âge : Vingt cinq ans
x métier : Serveur dans un bar-cabaret de Soho.
x statut : Célibataire

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Jeu 29 Déc - 13:29

Plus tard. Il aurait tout le temps du monde de regretter son manque de discernement et ses choix douteux, plus tard. Demain, au réveil, avec un peu moins de frustration dans l’esprit et un peu moins d’alcool dans le sang, il se détesterait de s’être laissé aller à un réconfort un peu trop facile. Mais là, dans cette chambre, son regard bleu-gris posé sur le jeune homme qui lui faisait face, il ne pensait pas du tout aux remords qui l’assailliraient le lendemain. Il esquisse un sourire amusé, un peu moins coincé, en entendant son sous-entendu pas franchement subtil mais, en un sens, c’était sans doute ce dont Evan avait besoin ; la subtilité trop bien amenée l’aurait complètement déstabilisé. Il note, dans un coin de son esprit, la profession du jeune homme, même si, sur le coup, il n’y prête pas vraiment attention. Tout ce qu’il retient c’est qu’il n’est pas un des dangereux pontes de la mafia, que son argent a été gagné de manière légale et qu’il ne verra, donc, pas trop d’inconvénients à ce qu’il lui en emprunte quelque peu. Ou pas. Mais, dans ce cas, il y avait moins de chances qu’il finisse par tenter de vouloir le tuer un jour. Décidant de cesser enfin de penser à ce genre de choses futiles, qu’il aurait tout le temps d’appréhender, plus tard, quand l’adrénaline serait redescendue. Pour le moment, il ne voulait pas y réfléchir, pas encore. Taisant ses inquiétudes, il finit par poser ses lèvres sur celles du jeune homme, son corps se détendant brusquement à ce contact. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait été aussi à ce point en tension, chose étrange. William l’attire à lui et, quand en temps normal, il aurait sans doute pris peur et se serait enfui, hanté par des démons qui n’étaient pas les siens, le simple souvenir de sa sœur et de ses amis usant de la magie devant lui et le regardant comme s’il était un attardé, ne fait que l’inciter à s’abandonner davantage. Le baiser se fait plus profond, plus fougueux aussi et il se surprend à apprécier le geste, lui qui avait toujours véhément nié cette partie décadente de sa personnalité. Il était plus que certain que son père n’aurait pas apprécié et, s’il y avait une chose qu’il ne voulait pas, c’était de décevoir davantage son père. En supposant qu’il pouvait l’être davantage… Le contact des doigts du brun sur sa peau nue lui envoie une décharge électrique qui court tout le long de son corps, le laissant le regard fiévreux et les mains tremblantes. Un soupir qu’il n’aurait jamais cru avoir vient mourir sur ses lèvres et il rougit presque de plus belle, gêné lui-même de sa concupiscence, effrayé par son propre désir pour ce type qui lui était absolument inconnu. Trop de passions, trop longtemps mises au clou. Il rompt le baiser, par réflexe, en captant les doigts du jeune homme s’accrocher au bouton de son pantalon, une lueur affolée de lucidité passant dans son regard clair. « A… Attends… » Il détourne le regard un bref instant, ses iris clairs se perdant sur le verre de whisky désormais vide et c’était bien dommage. Il inspire profondément, reprenant un semblant de consistance avant de lâcher prise totalement. Cette fois, c’est lui qui instigue le contact, se penchant avant de tituber et de, presque, lui tomber dessus, littéralement. Il pouffe nerveusement, profitant de ce surplombement aussi soudain qu’inattendu pour détailler le visage de William. Il était beau, il n’y avait pas à discuter, et il comprenait aisément qu’on puisse avoir envie de le voir sur un grand écran. Lui-même s’y serait damné sans trop d’hésitation… Ses doigts effleurent sa joue, l’arête de sa mâchoire et il ne peut retenir un léger sourire. « On a déjà dû te le dire mais… Tu es très beau… » Il se fait soudainement l’effet d’une midinette en pleine admiration et il se mord la lèvre inférieure avant de hausser les épaules. « Enfin… » Laissant là ses pensées décousues, il s’empare de ses lèvres une fois de plus, ses doigts s’aventurant sur sa peau nue, une douce sensation de chaleur envahissant son corps à chaque caresse de plus. Un soupir de plus et sa main, insidieuse, se glisse dans le pantalon du Fitzgerald, eux-mêmes inconscients de leur propre audace. Il explore avec délicatesse et attention, surveillant le moindre de ses soupirs, le moindre vacillement de ses paupières. Jugeant finalement que le tissu ne fait que le gêner, il entreprend de lui retirer les vêtements restants, un peu fébrile, un peu maladroit, un peu trop pressé aussi, sans doute. L’air de rien, il le déleste également, au passage, de sa montre hors de prix, qu’il envoie en direction de sa chemise ; il serait temps de la récupérer plus tard, lors de son départ en catimini. Et à nouveau, faisant taire ses soupçons, ses lèvres viennent se poser contre sa gorge.


_________________
underco
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 05/11/2016
Messages : 137
Points : 256
x âge : 31
x métier : Acteur
x statut : arsehole

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Sam 4 Mar - 18:09

Si William n'avait pas autant bu, il aurait peut être remarqué le trouble de son plus que potentiel partenaire sexuel de la soirée, peut être qu'il aurait remarqué qu'il lui piquait ses affaires l'air de rien aussi. Mais le William qui boit a des neurones en moins et tant qu'on le caresse et qu'on l'embrasse, il ne s'en fait pas beaucoup pour le reste. Alors bien content de l'issue de la soirée il s'adonne à son sport favori. Se déshabiller et déshabiller de jolies personnes qui atterrissent dans son lit après une soirée arrosée. Et puisqu'on en parle, le terme arrosé est sûrement un peu euphémique pour décrire la soirée en question. Arrosée non. Une vraie drache, une tempête, une inondation ! Inondation qui lui coûtera sa montre et un tas d'autres truc cool qu'il a cru bon s'acheter avec son salaire de star. Ça lui apprendra à l'acteur à se laisser avoir par des blonds sexy au regard translucide. En attendant il se laisse flatter, accueille les caresses avec quelques soupirs de contentement qu'il accompagne d'autres caresses qu'il espère capables d'évacuer les petites hésitations du beau blond qui compte l'entuber in the end. « Je pense qu'on peut en dire autant de toi... » Il répond de façon très honnête. Compliment de mec bourré, mais William pense tout de même être assez lucide pour juger de ce genre choses à défaut d'être capable de le faire pour le reste. Alors il l'embrasse sans grande poésie, et plus que stimulé par les agissements du blond qu'il ne perçoit pas spécialement comme inexpérimenté, mais plutôt comme un beau garçon avec qui il a très envie de jouer au scrabble. Désormais nus tous les deux, William se montre un peu moins passif et l'attire à lui dans un geste empressé et imprégné de désir qui provoque l'entrechoquement volontaire de leur deux bassins. A la recherche tout de même d'une forme de consentement avéré,  le brun plonge son regard de braise dans celui du blond. C'est le moment ou jamais de battre en retraite Rosier.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 01/11/2016
Messages : 50
Points : 85
x âge : Vingt cinq ans
x métier : Serveur dans un bar-cabaret de Soho.
x statut : Célibataire

MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr   Dim 5 Mar - 14:57

Il sourit au compliment, surtout parce qu’il le sent sincère et que, quelque part, ça touche son petit cœur de gamin perdu et mal aimé. Il en arriverait presque à regretter de le voler de façon aussi éhontée. Presque, parce qu’à la réflexion, William est plein aux as quand lui, il a du mal à joindre les deux bouts. Il est d’ailleurs presque certain que rien de tout ça ne lui manquera vraiment. Il l’espère, en tous cas. Ça ne l’arrêterait pas, dans le cas contraire… Et puis, finalement, à ces mots, c’est tout son esprit qui capitule, cette affreuse conscience qui bloquait chacun de ses gestes et chacune de ses initiatives. Il l’envoie en morceaux, bien conscient qu’il le regretterait sans doute le lendemain, mais ça n’avait pas d’importance à cet instant précis. Rien d’autre n’avait d’importance que ce corps nu en dessous du sien, que cette peau qui se frotte à la sienne, prête à provoquer des étincelles. Ses lèvres viennent mourir sur les siennes tandis que ses mains, déjà, se font plus aventureuses qu’avant, plus entreprenantes aussi. Il n’a rien du type très assuré dont il peut avoir l’air lorsqu’il se trimballe, à moitié à poil, avec son plateau de serveur, mais il a au moins le mérite d’essayer, c’est tout ce qu’il peut faire de mieux. Une à une toutes ses barrières s’effondrent pour les beaux yeux d’un type qu’il avait juste eu l’intention de détrousser, au départ. « J’fais pas ça souvent, désolé si j’ai l’air maladroit… » Il s’excuse presque alors que sa bouche ne viennent à nouveau s’emparer de la sienne, glissant ensuite jusque dans le creux de sa clavicule, embrassant avec douceur, mordillant tantôt, là où la peau se fait plus tendre. Il se consume d’envie, laissant de côté ses dernières inhibitions. C’est finalement sur sa hanche que ses lèvres viennent murmurer, tentatrices, le souffle chaud de sa bouche venant faire frissonner la peau de l’acteur. « I want you. I want you so bad. » Et alors que sa langue se pose sur l’intimité du jeune homme, cherchant à provoquer en lui cette étincelle de plaisir pur qui dansait déjà dans ses propres prunelles, c’est tout son être qui s’abandonne.


_________________
underco
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 

I ain't afraid of no ghosts w/ evan rosier jr

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Les "ersatz" de Ghouls'n ghosts
» Ghouls'n Ghosts US to Daimakaimura ???
» The Ghosts of Razgriz
» [Super Nintendo] Super Ghouls'n Ghosts
» Apollo Justice Ace Attorney: Ghosts and Murders

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GLITCH OF MAGIC 〓 :: ashes to ashes :: corbeille :: archives 2016-2017
-