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 it was your job to protect her | Joseph

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MessageSujet: it was your job to protect her | Joseph   Mar 26 Sep - 20:48

La culpabilité, sentiment foncièrement désagréable qu'il est bien trop facile de rejeter sur les autres. La mauvaise foi suffisant généralement à maquiller la vérité, le coupable est inévitablement tout trouvé. Ce bon à rien de Joe, qui aurait pu/dû faire quelque chose. Mai sait qu'elle est injuste de la blâmer pour la mort de leur fille, mais la douleur rend les choses beaucoup plus compliquées, d'autant plus compliquées qu'elle n'a jamais été capable d'exprimer ses émotions lorsqu'il aurait été judicieux de le faire. Élevée à la dure, elle a bien vite compris que les gens se fichaient pas mal de ses états d'âme et que pour garder le contrôle il était nécessaire d'éliminer toute trace de faiblesse avant que celle-ci ne soit utilisée contre elle d'une manière ou d'une autre. Alors lorsqu'il s'agit de mettre des mots sur des ressentis, elle ne les trouve pas, ce qui ne l'empêche pas de mûrir une certaine colère ou encore de la rancune envers l'un ou l'autre. Laissant les choses prendre de l'ampleur, elle finit toujours par exploser comme une bombe à retardement qu'on ne saurait pas désamorcer. Cette culpabilité, elle n'en veut pas, ce serait comme admettre avoir eu tort sur toute la ligne. Et évidemment cela remettrait beaucoup de choses en cause. Mai refuse de voir la mort de Juliet comme un effet secondaire de sa négligence ou de ses choix de vie, mais force est d'admettre qu'elle aurait pu l'empêcher, si elle s'était contentée de vivre cette vie morose auprès de Joe, cette vie qui ne lui ressemblait pas et qu'elle détestait tout bonnement. L'égoïsme a toujours été son plus gros défaut, comme sa plus grande qualité. Mais aujourd'hui rejeter la faute sur Fisher reste la solution la plus facile et le moins destructrice, du moins c'est ce qu'elle croit.

C'est donc avinée et armée de talons vertigineux qu'elle se rend un beau soir chez son ex. En tant normal elle n'en aurait jamais eu le courage mais l'alcool aidant, elle prend la direction de l'appartement de Joe d'un pas décidé. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle compte lui dire en réalité, ni même ce qu'elle compte lui reprocher plus vraisemblablement. Peut être qu'elle a simplement besoin de parler, elle qui a repoussé le sujet pour se plonger dans le travail et la traque inlassable de nouvelles menaces à la sécurité du monde magique. Parler... l'idée même lui semble complètement irréaliste. Il n'y a pas grand chose à dire et pourtant son cœur semble crier le contraire. Elle se sent oppressée, prête à perdre complètement les pédales, un sentiments dont elle a ironiquement l'habitude en présence de Fisher. Alors dans sa grande témérité elle martèle son poing contre la porte, les reproches au bord des lèvres, les sévices de la dépression au coin de ses yeux fatigués, bien que dissimulés sous une couche de maquillage. Déterminée à avoir cette conversation une bonne fois pour toute, elle ajoute avec l'élégance même. « Fisher... ouvre ta putain de porte. On doit parler. »

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MessageSujet: Re: it was your job to protect her | Joseph   Mar 26 Sep - 23:54

Il est tard, il fait noir, la maison est vide et les conneries déblatérées dans cette émission de télévision débile ne m’arrachent pas le moindre rictus. Le monde s’est arrêté de tourner au moment où j’ai ouvert cette canette de bière pas chère et immonde qui pourtant semble se vider sans trop de difficultés. Il faut dire que je me suis habitué à son goût au fur et à mesure des jours, des semaines, des mois dont elle a brisé la solitude, d’une certaine manière. Il fait vide. Beaucoup trop vide. L’espace d’un instant, l’envie me prend de monter dans la chambre de Juliet, laissée dans l’état où la demoiselle l’a abandonnée, pour vérifier si elle s’est bien endormie ou si elle fait encore semblant, si elle attend que je la surveille pour me réclamer câlin ou histoire que j’accepterai malgré mon sermon désapprobateur sur ô combien il est important de se coucher tôt pour être en forme à l’école le lendemain.

Puis, je me rappelle. Et je soupire. Rien dans le lit de Juliet ce soir si ce n’est le fantôme que la tornade a laissé. Moi aussi, peut-être, finirai-je par occuper les draps de ma fille comme si l’idée même de son odeur me la ramènerait le temps d’une nuit.

On tambourine à la porte et je sursaute, renversant un peu de bière sur le sofa au passage. Tant pis – j’essuie rapidement d’un geste désinvolte de la main puis avale une nouvelle gorgée destinée à vider un peu la canette pour que ça n’arrive plus. Je n’ouvrirai pas la porte. Je refuse de voir qui que ce soit.

Alors, je joue au mort. Jusqu’à sa voix.

Mes yeux s’écarquillent de surprise et de haine mélangées. Je ne connais que trop bien ce timbre pour en avoir voué le culte plusieurs années précédemment et pourtant la simple évocation du prénom de son propriétaire me fiche de l’urticaire. Je pourrais la laisser poireauter. Je pourrais et je le fais. J’attends. J’attends qu’elle s’en aille, ce qu’elle ne fera pas, et je finis par me tirer hors du sofa dans un long soupir. Pourtant, quand j’ouvre la porte, je ne l’invite pas. Non : j’entrouvre cette dernière dans les limites de la chaînette qui la retient, me permettant juste de passer bouche et nez à l’extérieur et de la toiser.

- Ca t’arrive souvent d’emmerder les gens chez eux à des heures choisies au pif, comme ça ?

Nouvelle gorgée de la bière que j’ai emportée avec moi, puis je la toise à nouveau sans pour autant ouvrir la porte.

- Qu’est-ce que tu veux ? Y’a plus personne à voir ici. Fallait venir quand il était encore temps.

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MessageSujet: Re: it was your job to protect her | Joseph   Mer 27 Sep - 8:31

Fisher la fait poireauter, évidemment. Le fait qu'elle ait martelé son poing contre la porte avec toute la rage qu'elle se refuse à exprimer n'est visiblement pas un argumentaire convainquant pour son ex mari qui ne prend pas la peine de se presser à lui ouvrir la porte. Concrètement, elle n'aurait même pas besoin de s’embarrasser de son autorisation pour entrer. Un simple transplanage et le tour serait joué en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Un tour qui ne plairait pas à Joseph de toute évidence, mais puisque la visite n'est pas vraiment de courtoisie, la forme n'est sûrement pas d'une importance capitale. L'alcool étant sérieusement impliqué dans l'affaire, la subtilité et la prévenance n'est plus tellement dans les priorités de Mai Lan qui lui offre une expression impassible alors qu'il ouvre finalement la porte, une canette de bière moldue à la main. La patience n'étant pas non plus sa plus grande qualité et particulièrement les jours de pluie, elle finit par apparaître derrière lui, lui volant sa canette de bière au passage pour finalement grimacer et la lancer à travers la pièce. « Tu bois vraiment de la merde, Joseph. » Elle hausse une épaule le provoquant du regard et cherchant l'occasion parfaite pour introduire la conversation destructrice qu'elle éprouve le besoin d'avoir avec lui. C'est sûrement lâche de profiter d'un trop plein de Whisky pur feu pour déverser sa frustration et sa haine sur Joseph, mais c'est tristement la seule façon qu'elle a trouvé de le faire at all. « Et oui comme tu t'en doutes, j'emmerde beaucoup de gens à des heures indues, déformation professionnelle. Pas que tu aies ce problème au comité d'excuses destinées aux moldus. J'ai vu que tu y travaillais encore... » Haussement d'épaule, Mai sait pertinemment qu'elle l'attaque sur un point sensible, l'une des nombreuses raisons qui l'ont pousser à divorcer. Un sourire désagréable s'installer sur ses lèvres alors qu'il lui reproche de ne pas avoir assuré son rôle de parent, un choix qu'elle n'arrivera probablement jamais à réellement regretter en dépit de l'accident. « Je ne regrette pas ma décision Joseph. Je regrette d'avoir cru que tu étais capable de t'occuper d'elle. »

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MessageSujet: Re: it was your job to protect her | Joseph   Dim 8 Oct - 22:00

Elle transplane à l’intérieur. Évidemment qu’elle transplane à l’intérieur. Pourquoi se serait-elle souciée de si oui ou non j’ai envie de la voir entrer chez moi ? Du Farley tout craché, tout en égoïsme et en suffisance. Elle sait que je ne peux rien faire contre ça, que je ne suis qu’un cracmol, après tout. Elle me vole ma bière au passage et je me contente de la toiser de haut en bas. Elle veut parler. À une heure pareille, alors qu’elle pue l’alcool, elle a décidé qu’elle voulait parler. De Juliet, forcément. De quoi d’autre alors que nous n’avons plus rien en commun sinon le fantôme d’un gosse dont elle n’a jamais rien voulu savoir ?

- On n’a pas tous les moyens de se bourrer la gueule au pur feu,
je réplique en récupérant ma bière, lui arrachant la canette des mains. Je m’éloigne de mon ex-femme pour la vider  d’une traite et envoyer valser le récipient à l’autre bout de la pièce. Mens pas, tu pues à dix mètres.

Je la déteste. Toute ma rancœur ressort dans une expression de dégoût lorsque je la toise, de haut en bas. Et si je ne la tiens pas pour responsable de la mort de Juliet, je continue de croire qu’elle aurait pu – et en tant que mère, elle aurait dû – faire quelque chose de plus que moi.

- Qu’est-ce que ça peut te foutre que je sois encore au comité d’excuses ? Viens-en au fait et casse-toi de chez moi.

Et là, la bombe. La bombe qui suffit à me faire voir rouge, noir, peu importe, mais ça n’augure rien de bon. Mes poings se serrent et je m’approche de Mai Lan autant que je m’en suis éloigné quelques instants plus tôt, mon front touchant presque le sien. Comment ose-t-elle remettre la faute sur moi alors qu’elle n’a jamais daigné s’occuper de sa propre fille ? Comment peut-elle avoir le culot de me reprocher ça, de faire semblant d’avoir mal ou d’être en deuil ?

- Je rêve ou tu viens chez moi pour me reprocher ce que tu n’as pas été capable de faire ? Elle est où, l’enroule, Mai Lan ? Tu penses que j’ai voulu qu’elle hérite de ta magie à la con, que j’étais préparé à tout ça ? J’suis qu’un cracmol, rappelle-toi. Et toi, t’as un fameux culot si t’espères que je vais m’excuser pour ce qui est arrivé parce que c’était un putain d’accident ! Je te le rappelle : si t’avais été là, peut-être que t’aurais pu empêcher ça ! Mais non !

Je lui cracherais presque au visage, mais je me contente de ma haine. C’est déjà suffisant. Mes ongles s’enfoncent dans les paumes de mes mains, je sens leur brûlure, mais je serre un peu plus.

- T’as préféré t’occuper de faire gravir les échelons à ton pauvre cul d’auror, t’as aucun droit de venir me reprocher d’être un incapable. Aucun !

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MessageSujet: Re: it was your job to protect her | Joseph   Mer 11 Oct - 22:56

Mai Lan ne compte en aucun cas s'excuser d'avoir les moyens de boire de l'alcool de qualité même si Joseph aimerait que ce soit le cas finalement. L'argent qu'elle gagne, sa position au ministère, tout ça elle a travaillé dur pour l'obtenir et se fiche pas mal de ce que son ex mari peut avoir à dire là dessus. La vérité c'est qu'ils viennent de deux mondes bien différents, deux mondes qui auraient pu se compléter si Joseph n'avait pas eu cette fichue tendance à reprocher aux autres d'avoir de l'ambition. Gravir les échelons n'a pas été facile pour Mai Lan contrairement à ce qu'il peut croire. Pendant des années ses supérieurs l'ont vue comme une ancienne Slytherin aux motivations floues et finalement peu digne de confiance. Sa position elle l'a gagné comme cet argent qu'elle dépense fatalement comme elle l'entend, n'en déplaise. Ce n'est pas sa faute à elle après tout, si s'enfermer aux comité d'excuses destinées aux moldus alimente le complexe d'infériorité de son ex mari. « Ce que je fais avec l'argent que j'ai gagné ne te concerne pas, Joseph. » Lance t-elle froide avant de le toiser à son tour longuement, jusqu'à ce qu'il perde patience.

Stoïque, elle le laisse alors s'approcher sachant pertinemment que la force musculaire de son ex mari ne veut pas dire grand chose lorsque mis en compétition avec sa formation d'Auror. Et si la peur devrait la saisir, c'est un sentiment que son job à risque a fini par lui faire oublier. Alors elle le laisse se défouler, lui balancer des vérités qu'elle connait mais qu'elle n'a aucune envie d'entendre pour autant. Elle n'est pas venue pour laisser Joseph lui reprocher une énième fois d'être partie. Alors soudainement elle le pousse de toutes ses forces pour s'exprimer à son tour, puisque c'est le but de sa visite finalement. S'exprimer pour la première fois, quitte à ce qu'il ne comprenne pas, comment est-ce qu'il pourrait comprendre de toute façon ? « Je ne l'ai pas abandonnée parce que je voulais gravir les échelons. Je l'ai abandonnée parce que je savais pertinemment que je n'aurais pas su m'en occuper. J'ai essayé Joseph, it just didn't work out ! » Souvenir douloureux des premières semaines qui ont suivi l'accouchement, un cauchemar qui a tourné à l'enfer assez rapidement. Mai Lan avait pensé qu'en tenant sa fille dans les bras pour la première fois les angoisses allaient s'envoler d'elle-mêmes, c'est ce que lui avaient répété ses proches et elle avait voulu y croire évidemment. Puis elle était sortie de la maternité en se disant qu'elle s'y habituerait, qu'elle et Joseph pouvaient être de bon parents mais ce n'avait pas été aussi simple qu'on le lui avait vanté. Les jours avaient passé et toujours cette petite voix au fond d'elle lui disait que ce n'était pas juste. « Je l'ai gardée pour toi, cause that's what you wanted. You told me you could do it and I trusted you... » Elle lance désespérée avant d'ajouter plus froidement. « That was my only mistake, thinking you could do the goddamn job ! »  Elle est hors d'elle. Et si dans le fond, elle sait qu'elle est injuste, elle a juste besoin de pouvoir blamer quelqu'un, Joseph en l’occurrence.

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